À propos

"La peinture c'est comme la merde; ça se sent, ça ne s'explique pas" Henri de Toulouse Lautrec

J'ai baigné toute mon enfance et mon adolescence dans les mêmes rues pavées que Monsieur Toulouse Lautrec, et pour moi la peinture elle se sent aussi.

D’origine hispano-italienne, je suis née en 1974 dans la belle ville rouge et d’art qu’est Albi. Chez moi, le dessin et la mode sont importants. Ma mère crée et confectionne tous nos vêtements, et mon père passe beaucoup de son temps libre à dessiner et écouter de la musique rock. L’atmosphère familiale est donc propice à la créativité.

Je me souviens alors que j’aimais dessiner, colorier et créer des collections de mode.

A l’école j’illustrais tout ce que je pouvais. Au collège, mon chemin a croisé celui de Denis Miau, artiste plasticien de renommée et de surcroît mon professeur d’arts plastiques. C’est lors de mon premier cours de peinture que tout s’est accéléré. Je ne le savais pas encore mais la peinture allait prendre tout mon être. J’aimais créer les couleurs et faire du barbouillage pictural.

Au lycée j’étudie en section arts plastiques, c’est alors que la matière m’inspire. J’aime ce côté un peu chimiste de sculpter sur papier des effets, en mélangeant des matériaux et la peinture. J’aime étaler avec les couteaux, badigeonner avec mes doigts, coller du papier, des végétaux, découvrir et me surprendre. Je deviens plus plasticienne que dessinateur. A cette période,  je m’imagine professeur d’arts plastiques pour les enfants. Les enfants sont des créatifs purs, sans limites imposées. Je pars à l’université.

Après un Deug d’histoire des Arts, je prends un autre chemin. Je rentre dans la vie active, et j’abandonne tout espoir de peindre. Mes rêves me semblent inaccessibles. Je range alors dans un coin de mon coeur , mes pinceaux, mes couleurs, mes couteaux. 

Pendant plus de 20 ans, j’ai travaillé dans le commerce et j’ai développé ma passion pour le management tourné autour de l’humain. J’ai créé une autre forme de toiles: des équipes.

En Septembre 2018, en pleine réflexion sur ma vie, la peinture m’apparaît comme une évidence. Toutefois, je suis pétrifiée à l’idée de reprendre un pinceau ou un crayon. Mes différentes rencontres: le peintre architecte Franck Célaire (créateur du projet « Toiles Solidaires »), la peintre Pascale Torres (cours de peinture pendant deux ans), la fresquiste Yola et la céramiste plasticienne Bénédicte Brunet, me permettent de retrouver mon alignement artistique et le chemin de la création.

En  Novembre 2020, je démissionne de mon métier de manager pour me jeter dans mes peintures bleues. 

Aujourd’hui, je veux encore découvrir, ressentir, sentir, m’émerveiller. Je veux travailler les matières, découvrir de nouvelles techniques plus vertueuses, sortir de ma zone de confort, me dépasser, échouer pour encore apprendre. Je veux laisser des traces dans l’espoir de créer un monde meilleur, démontrer à mes enfants qu’il n’est jamais trop tard pour la passion. Je veux rester cette enfant curieuse que je suis et m’amuser à chacune de mes créations. Je veux parler de ce qui m’anime, de ma passion pour la mer, l’océan, la terre, la musique et ma culture mediterranéenne . Je veux avant tout transmettre.

Je vous laisse maintenant découvrir les peintures.

"laisser mes pinceaux, mes couteaux et mes peintures accoucher de mon énergie de vie"

Nathalie